Abandon ou non, peu importe. Je conserve le titre de Violin's Echoes et le dépossède de ce qu'il engendrait jusque là. Absurdité. Voilà ce qui devrait être le titre de ce que j'ai écris. Tout est devenu faux, on ne peut plus faux. Et qui sait si ça ne l'était pas déjà. Quoique je n'ai jamais souffert, j'ai bien eu peur. Oh oui, ça m'effrayait, et qu'est-ce que cela apporte aujourd'hui ? "L'innocent" m'effrayait, aujourd'hui ce n'est plus le cas. Il n'est plus tellement innocent, d'ailleurs, puisqu'il sait ; il est témoin. Ah! Innocemment acteur de ma décomposition ? Si vous voulez. Je ne suis en rien décomposée. Quand bien même, je serais recomposée. Oublié, cela est oublié.
Je vous ai offert le prologue de ce que j'ai aujourd'hui terminé. Trente-huit ou bien trente-neuf petites pages. Pas lourd, mais suffisamment. Là, je m'apprête à en reprendre les personnages pour conter une tranche de leur vie. Slice of Life, quelle belle chanson. Bref, une tranche de leur vie fort peu spectaculaire, mais beaucoup plus vraisemblable.
Il est certainement cruel d'avoir abandonné son fils ; mais elle ne l'a pas abandonné. Preuve en est, elle lui rend la vie.