Plus d'un an. J'ai écrit et supprimé bon nombre de pages depuis. Tout a bien changé depuis les derniers échos de violons. Ils sont bien plus désormais à se partager mon crâne. Chacun logeant comme il peut dans une partie de ma tête. Cette foutue boîte crânienne où grouillent une poignée de gamins paumés. Sans ça je n'aurais pas d'histoire à me raconter le soir, sans ça je recommencerai à analyser ma vie et à chercher le malheur où il n'est pas. Sans ça ; sans eux, je serais plus faible, plus seule. Je ne sais pas, je crois. Merde, je saigne. Ce qui est physique, on ne peut pas le déléguer. Peut-être que je vais toujours bien grâce à eux. Parce que simplement ils me permettent de ne pas m'attarder sur des notions idiotes. Je leur fais du mal pour ça. C'est sûrement l'explication. Enfin je ne sais pas. Je présume.