Je ne voulais pas en parler, je ne voulais pas partager. J'ignorais pourtant que j'y trouverai si facilement une raison. Je n'en cherchais pas, d'ailleurs. A l'instant où je me livre, tout s'effrite. Le souvenir d'un simple rêve, un désir innocent. Ils perdent leur intensité, sitôt qu'ils sortent de mon esprit. J'y tenais. La douceur de son regard, dans ce rêve, l'intensité de ce que j'éprouvais il y a peu, tout disparait, peu à peu. Je me souviens, vaguement, mais je suis incapable de les ressentir encore. Je le voudrais, vous savez ? C'est pourtant tout simple, tout bête, de vouloir se rattacher à ce que l'on s'est soi-même créé. Mais, seulement, si tout ne s'effaçait pas, doucement... Toute la pureté de ce que j'ai osé ressentir, ou de ce que mon inconscient m'a conté cette nuit, je le perd, petit à petit, c'est leur douceur qui s'envole, et ça me manquerait presque.